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TABLETTE: Petite plaquette sur laquelle on écrivait à l'aide d'un poinçon, dans l'Antiquité et au Moyen Age.
Au Moyen Age, les tablettes de buis, de cuir, de bois de figuier, voire d'ardoise, mais surtout d'ivoire, étaient parfois enrichies de peintures exécutées sur le support lui-même ou sur un parchemin collé et préparé de poudre d'os et de plâtre.
Deux tablettes reliées par des charnières formaient un "livret", maintenu par un fermoir.


TAILLE-DOUCE: Nom donné à la gravure en creux. Ce terme s'applique en général à la fois à l'eau forte et au burin. Néanmoins, on trouve le mot employé pour désigner la gravure au burin par opposition à l'eau forte. D'où la définition de Littré : "Gravure exécutée avec le burin seul, sans le secours de l'eau forte".


TARSIA: Mot italien. En français : marqueterie.
Cet art décoratif est proche de la mosaïque, mais on utilise des éléments minces (lames, feuillets, plaques) de plus grands formats, découpés selon un dessin établi, tandis que la mosaïque se compose de tesselles régulières. La combinaison de ces éléments de couleurs diverses, fixés ensuite sur un support, constitue un motif marqueté.


TEINTE: Terme utilisé jusqu'à la fin du XVIII° siècle pour désigner l'aquarelle. Couleur résultant du mélange de plusieurs couleurs. Couleur considérée sous le rapport de sa qualité (par exemple, toute la gamme des bleus : cobalt, outremer, Prusse). Diversité des nuances d'une même couleur.
Une teinte rompue est une teinte qui a été additionnée de noir ou de bleu. Une teinte plate est une teinte occupant une certaine surface et ayant partout la même nuance et la même intensité. La demi-teinte est un ton intermédiaire entre l'ombre et la lumière.


TEMPERA: Procédé de peinture à la détrempe dans lequel le liant, ou véhicule, est une émulsion contenant des substances aqueuses et huileuses telles que l'oeuf et le lait de figue.
La peinture a tempera est appliquée sur une préparation de craie ou de plâtre. Elle sèche vite (par évaporation), durcit par oxydation, puis devient insoluble et se conserve parfaitement dans une atmosphère sèche. D'un pouvoir couvrant remarquable, la peinture a tempera permet de pratiquer des glacis. Cependant, elle est fragile à l'humidité et d'une pratique peu aisée.
Supplantée par la technique de l'huile dès le XV° siècle, elle ne fut pourtant pas totalement abandonnée des peintres qui l'utilisaient conjointement à l'huile, notamment pour l'exécution des dessous.


TERRE: Famille de pigments minéraux, naturels, obtenus par simples traitements physiques de roches de tons généralement moins vifs que ceux des pigments artificiels et constitués d'habitude par des oxydes de fer, fixés sur des minéraux voisins des argiles. On distingue les terres de Cassel (brun-noir), d'ombre (brun foncé), de Sienne (jaune brun relativement translucide) et la terre verte (teinte généralement peu intense allant du gris-vert au vert).


TON: Degré de saturation ou de luminosité, d'intensité lumineuse, présenté par une teinte, allant du plus foncé au plus clair.
Valeur d'une teinte : tons clairs, tons obscurs. Effet dominant des couleurs : une peinture froide de ton. Degré d'intensité du coloris.
Les tons chauds se rapprochent du rouge et de l'orangé. Les tons froids se rapprochent du bleu. Les tons rompus sont obtenus par des mélanges pigmentaires et en particulier avec du gris. Le ton local est le ton d'une forme colorée imitant la couleur des objets naturels que le peintre cherche à représenter, conformément aux règles de la perspective.


TONALITE: La tonalité est la dominante colorée d'une composition picturale. Chaque tableau présente une gamme colorée spécifique qui détermine une tonalité.


TONDO: Tableau de forme circulaire, particulièrement en vogue en Italie à la Renaissance et notamment à Florence.


TOUCHE: Manière de poser et de travailler la pâte sur le subjectile, au moyen du pinceau, de la brosse ou du couteau. Quantité de peinture appliquée en une fois. Façon de tenir le pinceau et de la manier. Ce terme s'emploie également, mais plus rarement, pour le dessin.
La touche se caractérise par la charge de matière, la grosseur du pinceau et l'effet qui en résulte. On dit d'une touche qu'elle est hachée ou morcelée, grenue ou lisse, mince ou large.
On reconnaît la touche d'un peintre à sa direction, régulière ou contrariée, à son relief ou son degré d'empâtement, à sa superficie.
Il faut attendre le début du XVI° siècle en Europe pour voir les premières tentatives de touches laissées apparentes. Pourtant, la touche fut longtemps condamnée : Vinci reprochait aux peintres de ne pas "effacer les traces du pinceau"; les néo-classiques lui préféraient une facture lisse "de porcelaine"; Ingres, à l'inverse de Delacroix, n'y voyait que la qualité des "faux talents" et conseillait de l'éliminer en lissant par dessus avec du vernis.
En revanche, pour d'autres, la touche constitue un véritable parti pictural et devient un élément essentiel de l'écriture, notamment chez Velázquez, Rembrandt, Hals, Delacroix, Greco, les impressionnistes, Cézanne, Van Gogh (pour lesquels elle est le véhicule par excellence de l'émotion), les fauves...


TRIPTYQUE: Ensemble peint ou sculpté en trois parties.


TRUELLE: Outil constitué par une lame d'acier rigide ou flexible de différentes formes, qui est prolongée d'une partie contrecoupée pénétrant dans un manche de bois. Les truelles servent à étaler les fonds ou à donner son homogénéité à la pâte picturale. Leur emploi assure une plus grande siccativité de la peinture : les couleurs posées en couches lisses sèchent rapidement et, par conséquent, confèrent une plus grande dureté à la couche picturale.


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